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MESMER Franz Anton (Iznang, 1734-Meersburg, 1815)

Médecin d’origine allemande.

Son éducation et son enfance passées aux abords d’une forêt et auprès d’un père chasseur feront du jeune Franz un amoureux de « Dame Nature » dès son plus jeune âge, avant de devenir le chantre du magnétisme animal.

Initié très tôt au latin et à la musique, il se destine rapidement pour la théologie dès son doctorat de philosophie obtenu. Malgré cette voie toute tracée, il se met à l’étude de la médecine en 1759 à Vienne. Docteur en médecine à l’âge de trente deux ans, Mesmer soutient sa thèse sur l’influence des astres sur la santé. Rapidement, il teste sur ses patients l’utilisation d’ondes magnétiques comme moyens thérapeutiques. Les aimants deviennent ainsi de merveilleux alliés pour lutter contre crises et tourments de l’âme. Faisant sa propre publicité, les pratiques de Mesmer sont rapidement connues.

De plus en plus il abandonne l’utilisation « d’instruments » pour ne pratiquer que l’imposition des mains : il nomme « magnétisme animal » la force qui émane de celles-ci. Les patients affluent alors en grand nombre à son cabinet mais la Faculté de Médecine de Vienne refuse de reconnaître cette pratique. Mesmer rejoint alors Paris, capitale de la frivolité avide de sensations. De nombreux disciples rejoignent alors Mesmer dans ses tentatives de guérison par magnétisme. Pour toucher une plus large clientèle, il utilise un baquet contenant de « l’eau magnétique » autour duquel une dizaine de patients bénéficient de ses soins en se tenant par le pouce… Reconnu comme charlatan par la majorité de la profession médicale, il lui arrive de magnétiser un arbre dans un jardin public pour faire profiter les pauvres gens de ses dons…

Avec une notoriété controversée, Mesmer aura été autant décrié par ses adversaires qu’idolâtré par ses disciples. Comparable aux Flagellants du Moyen-Age, le mesmérisme tient plus d’une épidémie psychologique que d’une réelle thérapeutique.