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KOCH Robert (Klansthal, 1843-Baden-Baden, 1910)

Microbiologiste français.

Si Pasteur, Lister et Koch ont grandement contribué au progrès de la médecine par leurs recherches sur « l’infiniment petit », Robert Koch reste le plus méconnu de ces trois noms illustres. Pourtant, profitant des découvertes de ses prédécesseurs, faisant preuve d’ingéniosité, il va permettre une avancée formidable de la médecine.

Inscrit à l’Université de Göttingen où il suit ses études de médecine à partir de 1862, le jeune Robert est nommé trois ans plus tard comme assistant au Musée pathologique de cette même ville, avant d’obtenir un poste de médecin adjoint à l’Hôpital de Hambourg en 1866. Médecin ayant pignon sur rue à Langenhagen, Rackswitz et Wollstein (Silésie), il mène de front consultations et recherche scientifique, activités qui le passionne de plus en plus. Le laboratoire de fortune qu’il s’organise lui permet déjà d’étudier les germes infectieux : ses recherches l'amènent à travailler sur le charbon des moutons, affection sur laquelle il publie un mémoire en 1877 qui sera très bien accueilli par ses confrères. Le caractère innovant de ses travaux lui permet d'être recruté par l'Institut d'Hygiène de Berlin, au sein duquel il pourra désormais bénéficier d'un laboratoire digne de ce nom.

Infatigable, Robert Koch perfectionne la technique bactériologique naissante, met au point des milieux de cultures solides, les frottis sur lames de verre et innove par l’utilisation des premières colorations spécifiques. Par ses recherches sur l’infection des plaies et les désinfectants, il pose les bases de la chirurgie moderne qui seront développées par Lister.

Le 24 mars 1882, lors d’une séance de la Société de Physiologie de Berlin, Koch annonce qu’il a identifié et cultivé l’agent de la tuberculose et mis en évidence ses modes de transmission. Bien que capitale, sa découverte est rejetée dans un premier temps puis fait rapidement le tour du monde. Désormais, on parlera de « BK » ou « Bacille de Koch » pour désigner l’agent transmetteur de la tuberculose. Il faudra attendre 1921 pour qu’Albert Calmette (1863-1933) et Camille Guérin (1872-1961) mettent au point un vaccin contre la tuberculose, le fameux B.C.G.

Auréolé de gloire à 39 ans, Koch ne s’endort pas sur ses lauriers. L’année suivante, envoyé à Alexandrie où règne le choléra, il en découvre l’agent microbien, la bacille virgule. Nommé professeur puis directeur du nouvel institut des maladies infectieuses en 1885, ces nouvelles charges ne ralentissent pourtant pas son amour pour les voyages. Tout à la fois expéditions ethnologiques et missions scientifiques, ses équipées lui permettent aussi d’étudier d’autres pathologies : les pestes bovine et équine, les pyroplasmoses, le paludisme et principalement la maladie du sommeil pour lesquelles il fait avancer la recherche quand il ne trouve pas un vaccin.

En 1905, en récompense d’une carrière vouée à la recherche médicale et de nombreuses découvertes, Robert Koch obtient le Prix Nobel de Médecine et Physiologie.

Luttant sans cesse contre le conservatisme médical pour faire admettre ses découvertes, Robert Koch participera activement au progrès médical tout au long de sa vie. Epuisé par des années de recherches, Koch décède d'une crise cardiaque en 1910. L’institut des maladies infectieuses de Berlin prendra alors le nom d’Institut Robert Koch.