BEHRING Emil von (Hansdorf, 1854-Marburg, 1917)
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- Catégorie : Biographies
- Publié le lundi 28 novembre 2011 23:45
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Médecin et bactériologiste allemand.
Arrivé en plein siècle de la naissance de la bactériologie, Emile von Behring saura profiter de la course à la découverte médicale pour s’imposer comme l’un des grands découvreurs de ce siècle.
Etudiant à la Faculté de Théologie de Koenigsberg et désireux de faire sa médecine, l’un de ses maîtres lui conseille d’entrer à l’Ecole de santé militaire de Berlin. Les études de médecine lui conviennent tout à fait. Devenu interne à l’hôpital de la Charité en 1880, il incorpore ensuite un régiment de cavalerie à Poznan, en tant que médecin militaire. Le quotidien lui permet alors de rencontrer toutes sortes d’affections mais aussi d’infections liées aux blessures et contre lesquelles il tente toutes les thérapeutiques connues. Travailleur infatigable et chercheur dans l’âme, Behring se passionne pour l’antisepsie.
Afin de perfectionner sa pratique médicale, il suit des cours à Bonn puis à l’Institut d’Hygiène où professe Robert Koch. Son destin lui apparaît alors : il quitte le service des Armées et devient rapidement l’assistant de Koch à partir de 1889.
Dès son arrivée à Berlin, Behring oriente ses recherches sur la diphtérie. Il entame son étude de la pathologie avec l’aide de Kitasato. A force de travail et de recherches fructueuses, ils mettent en évidence en 1890 la présence d’antitoxine diphtérique dans le sérum d’animaux vaccinés. Cette antitoxine pourra alors fournir une protection contre la diphtérie. Behring et Kitasato ouvrent ainsi la voie de la sérothérapie. Nommé professeur titulaire à l’Institut pour les maladies infectieuses en 1893, il obtient le poste de Professeur d’Hygiène à Halle l’année suivante. N’en finissant plus avec les promotions, Behring est nommé en 1895 directeur de l’Institut d’Hygiène de Marburg.
Ami d’Emile Roux et d’Elie Metchnikov, unis dans la lutte contre les maladies infectieuses, Behring va connaître le couronnement de sa carrière professionnelle par l’obtention du Prix Nobel de Physiologie et Médecine en 1901, année de sa création. Anobli en 1905 par le Kaiser, il succombera d’une pneumonie au sortir de la Première Guerre Mondiale.







