YERSIN Alexandre (Aubonné, 1863-Nha Trang, 1943)
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- Catégorie : Biographies
- Publié le lundi 28 novembre 2011 23:39
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Médecin et bactériologiste français d’origine suisse.
Le jeune alexandre passe une enfance paisible sur les bords suisses du lac Léman avant de partir étudier en Allemagne puis en France à partir de 1885. D’un esprit sérieux et timide, le jeune homme studieux qu’il est préfère ne pas fréquenter les autres étudiants en médecine dont la vie dissolue ne pourrait que nuire à son avenir. C’est à cette époque, en 1889 précisément, qu’il est naturalisé français. Au cours de ses nombreux travaux nécessaires pour l’obtention de ses diplômes, il se blesse en disséquant un mort de la rage. Il est alors envoyé en consultation à l’Institut Pasteur. Entré comme simple patient, il reste comme assistant d’Emile Roux.
Passionné par l’hématologie, la bactériologie et la sérologie, il profite des grands programmes de recherche de l’époque pour travailler sur la tuberculose et la diphtérie. Devenu un proche de Pasteur, il passe quatre années dans cet Institut avant que la fièvre du voyage ne le touche. Pour satisfaire cette envie, il s’enrôle comme médecin des Messageries maritimes en partance pour l’Extrême-Orient. Après différentes haltes, il se fixe à Nha Trang.
Dans cette partie du monde pourtant reculée, il retrouve un autre pastorien : Albert Calmette, venu fonder l’Institut Pasteur de Saïgon. Celui-ci intègre rapidement Yersin au sein du corps de santé colonial dès 1892.
Deux ans plus tard, lorsqu’une épidémie de peste ravage la Chine, Yersin est envoyé à Hongkong. Il y découvre alors dans les bubons pesteux le bacille responsable de la maladie (Yersinia pestis). Les japonais, dont Kitasato, le recherchaient en vain dans le sang. Yersin décrit sa découverte le 30 juillet 1894 dans une lettre à l’Académie des Sciences. Rapidement, il met au point un sérum ; d’efficacité variable, celui-ci permet tout de même de sauver de nombreuses vies à Canton puis Bombay. En 1897, il découvre avec le docteur Simon que la puce du rat est l’agent transmetteur de la peste.
Reconnu et apprécié pour ses travaux, il est nommé en 1902 à la tête de la première école de médecine d’Indochine avant de devenir Inspecteur Général des quatre Instituts Pasteur indochinois : Dalat, Hanoï, Nha Trang et Saïgon. Brillant chercheur aux multiples talents, il était aussi à l’aise devant son microscope qu’au volant d’une voiture de course ou aux commandes d’un avion.







